Environnement et Tourisme Vert en Côte d'Ivoire

Le Sud Forestier 

Historique

Première capitale de la Côte d’Ivoire coloniale (1893-1900), Grand Bassam est située à quelques kilomètres d’Abidjan. La liaison s’effectue en environ 40 mn par une route de qualité acceptable, partiellement  transformée en autoroute (portion du futur axe Abidjan-Lagos). Havre de paix et de prospérité, « Bassam » est aussi LA station balnéaire d’Abidjan, qui attire chaque fin de semaine la jeunesse abidjanaise en mal de distractions.

Contrairement à la plupart des villes au passé colonial important, Bassam a su conserver une partie de son architecture coloniale (souvent en ruine mais parfois aussi restaurée avec succès). Depuis juillet 2012, le « quartier France » de Grand-Bassam est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Grand-Bassam est traditionnellement le site de nombreux colloques et séminaires nationaux et internationaux. La ville jouit d’équipements touristiques et hôteliers en (sur)nombre et pour la plupart d’excellente qualité entre mer et lagune. Ce luxe est parfois prétexte à des prix exagérés.

Suite à de meurtrières épidémies de malaria, l’Administration coloniale décida de transférer la capitale à Bingerville (actuellement l’une des communes du district d’Abidjan), au climat plus frais et plus sain (1900 – 1934). Il reste vrai que les moustiques sont particulièrement agressifs à Bassam, qui est une zone marécageuse. En 1933, Abidjan, alors en plein développement, devient officiellement capitale administrative de la Côte d’Ivoire (essentiellement grâce à son accès à la mer), et ce jusqu’en 1983. Elle est désormais remplacée officiellement par Yamoussoukro, plus au Nord, ville natale de Félix Houphouet-Boigny, mais il faut bien admettre que les affaires (même politiques) se font encore en grande majorité à Abidjan.


Bien que classée au patrimoine mondial de l'Unesco, l'architecture coloniale de Grand-Bassam, première capitale de la Côte d'Ivoire, a le plus souvent l'allure de "chef d'oeuvre en péril".
L'ancien Hôtel de France, complètement délabré et envahi par la végétation, est entièrement à l'abandon.